Le pouvoir des erreurs

Ou, pourquoi répéter ? (1/3)

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Faire des erreurs dans un numéro (ou se planter) est une chance ! La magie n'est pas une science exacte et le facteur humain y est prédominant (que ce soit du point de vue du magicien que du spectateur). Les sources d'incidents, les causes d'erreurs sont innombrables : erreurs techniques, incidents matériels, mauvaise volonté des spectateurs, trou de mémoire, défaut de visibilité, éclairage défectueux, matériel mal préparé, bande son accélérée ou ralentie, matériel déplacé par les techniciens, fatigue ou nervosité... Si on faisait vraiment l'inventaire de tout ce qui pourrait nous arriver en spectacle, je crois qu'on changerait immédiatement de métier.

Pourtant, je prétends que tant qu'on n'a pas accumulé des erreurs ou des plantages, le numéro n'est pas au point. C'est à la capacité du magicien de s'adapter aux incidents qu'on jugera de son professionnalisme. S'il perd ses moyens et panique, il risque de louper beaucoup d'autres choses. S'il réagit promptement par une pirouette, le public n'y verra que du feu (ou presque). Lors d'un gala des Mandrakes d'Or, les Philippart présentaient une Pole-Lévitation qui ne s'est jamais élevée. En quelques secondes, le magicien avait compris que ça ne marcherait pas et il exécutait une canne dansante à la place. Les seules remarques que j'ai entendues à la suite portaient sur la faiblesse de l'effet par rapport à tout le reste. Personne n'avait compris que la canne dansante n'était là qu'en secours (enfin, je l'espère).

Suite (2/3)

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